Création du Conseil National Economie Gestion

A l’initiative de l’ARES, la réunion fondatrice du Conseil National Economie Gestion avait lieu le mercredi 9 mars. Ce conseil a pour ambition d’être un lieu inédit de discussion et concertation de l’ensemble des acteurs de la filière économie gestion. PEPS-économie appelle donc l’ensemble des acteurs professionnels, académiques, ministériels concernés par les domaines de l’économie et de la gestion, à rejoindre ce conseil.

Membres fondateurs : l’Association Représentative des Étudiants en Sciences Sociales (ARES), le Mouvement des Entreprises de France (MEDEF), l’Association des Professeurs de SES (APSES), la Confédération Nationale des Junior Entreprise (CNJE), la Conférence des Doyens des Facultés de Sciences Economiques et Gestion (CDD-FSEG), la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC), PEPS économie et Pépite France.

Communiqué de presse commun de création

Publicités

« Economics Education in the 21st century »

SAMEDI 26 MARS 14:00  @Amphi Furet/EHESS – 105 boulevard Raspail, Paris 6ème

Les Rencontres Internationales des étudiants en économie ​auxquelles ont été conviés 75 étudiants venus spécialement de l’étranger, seront l’occasion de présenter la première ​enquête statistique de l’ensemble des licences
 d’économie de 13 pays de l’Argentine à l’Italie en passant par Israël.

Ce samedi, Pierre-Cyrille Hautcoeur, président de l’EHESS ouvrira la séance et Christian Chavagneux, éditorialiste assurera la modération d’une table-ronde.

Bernard Guerrien de Paris 1 et Yann Algan Sciences Po Paris [sous réserve]  nous rejoindront également.

Tous savoir sur notre événement 

Retrouvez-nous sur Facebook 

Roundtable dialogue on pluralism

PEPS aux côtés de Steve Keen, Victoria Chick et Julie A. Nelson (en autres) dans une table-ronde publiée dans l’IJPEE.

A lire ici : Roundtable_dialogue_on_pluralism

As students advocating for a pluralistic teaching of economics, we do not urge professors who identify themselves with the neoclassical paradigm to change their research agenda. We urge them to offer their undergraduate students the possibility to make their own theoretical and methodological choices in economics, that is to say, we want them to expose as many possible alternative approaches and methods to their students even when in contradiction with the neoclassical paradigm.

We advocate pluralism at the level of the undergraduate curriculum and following this line, heterodox economics – whatever its definition – is necessary but it is only one portion of pluralism. The presence of heterodox economics makes the curriculum pluralistic in the same way as the presence of non-heterodox economics makes the very same curriculum pluralistic.

To our knowledge there is no textbook that covers the three-fold pluralisms we advocate. Readers have probably heard of the CORE-Project, the first major institutional attempt to revamp economics textbooks. However, our chapter-by-chapter review of CORE shows that although it has been presented as such, CORE is not a pluralistic curriculum in spite of some interesting features such as its topic-oriented approach. We firmly believe that there is a strong (unmet) demand for a truly pluralistic introductory textbook and we hope that readers of the International Journal of Pluralism and Economics Education will take up this challenge! We will be happy to get in touch with you!

Notre premier article en anglais est disponible / Our first paper in English is out !

Voici notre premier texte en anglais, paru dans le Journal of pluralism and economics education (Vol. 5, No 4) / Here is our fist article in English, published in the Journal of pluralism and economics education (Vol. 5, No 4).

Il existe également une version courte de cet article, présentée dans le cadre d’une conférence de l’Institut pour une nouvelle pensée économique à l’OCDE. Cette dernière a été publiée sous le titre suivant : « From Terrible to Terrific Undergraduate Curricula ». Vous pouvez télécharger cette version au format PDF. / There is a very short version drafted as a conference paper for the Institute for New Economic Thinking Conference at the OECD. Last one was published with the title : « From Terrible to Terrific Undergraduate Curricula ». You can download this version in PDF format.

The case for pluralism: what French undergraduate economics teaching is all about and how it can be improved

Among the areas left largely unscathed by the 2008 financial crisis and subsequent never-ending recession, the teaching of economics ranks high. In spite of recurrent criticisms and concerns (ten years after the birth of the Post-autistic movement!), undergraduate curricula is still largely dominated by strictly technical approaches, with little effort to make contemporary economic issues accessible to economics students. Surprisingly, the crisis has not caused any changes to the teaching of economics, even though it called into question some of the core results of the dominant approach.

Lire la suite en téléchargeant la fichier PDF / Read more by downloading the PDF file

PEPS @ INET – OECD (April 2015)

We were invited by the Institute for New Economic Thinking and its youth branch the Young Scholars Initiative to present our work at their 2015 annual conference in Paris, at the OECD. This was a very intense conference, since we had 3 scheduled presentations!

peps ysi panel

On Thursday, we had the opportunity to organize a workshop and invite Dr. Sara Gorgoni (University of Greenwich ) and Dr. Alexander Teytelboym (INET & University of Oxford) to discuss how pluralistic curricula and textbooks should look like.

peps inet panel

On Saturday morning, we were conference speakers at the panel « Curriculum Reform for Activists » along a representative of Rethinking Economics and a journalist of the Financial Times to present a short version of our paper, originally published in L‘Economie politique and translated in English for The International Journal of Pluralism and Economics Education and published under the tittle « The case for pluralism: what French undergraduate economics teaching is all about and how it can be improved”.

peps ysi plenary

On Saturday afternoon, for the last session, we spoke at the plenary after Lord Robert Skidelsky closing remarks.

Although, the « Teaching Economics » panel session with Marc Lavoie, Wendy Carlin, Lord Robert Skidelsky unfortunately partly overlapped with our main panel on Saturday morning, these distinguished professors all took the time to come and listen to our presentations, and Professor Lavoie even quoted us at his panel!

Rapport Hautcœur : la réaction de PEPS

Communiqué de Presse

Rapport Hautcoeur :
Le Collectif PEPS-Économie demande
une mise en place des recommandations dès la rentrée 2014
et fait des propositions pour aller plus loin.

Pierre-Cyrille Hautcoeur, président de l’EHESS, a remis jeudi 5 juin 2014 à Mme Fioraso son rapport sur “L’avenir des Sciences Economiques à l’Universités en France”. Le Collectif PEPS-Économie (Pour un Enseignement Pluraliste dans le Supérieur en Économie), qui défend depuis 2010 une transformation de l’enseignement de l’économie pour plus de pluralisme, se félicite, globalement, des propositions relatives à l’enseignement de l’économie que formule le rapport.

La commission a pris en compte les critiques de l’enseignement de l’économie portées par le collectif PEPS-Economie en France, ainsi que par l’International Student Initiative for Pluralism in Economics, dont le Collectif PEPS est à l’origine. Cependant, le Collectif PEPS restera extrêmement vigilant quant à l’application des mesures proposées.

Dans ce but, et en réponse au rapport, le Collectif PEPS formule des propositions concrètes, qui devront mobiliser l’ensemble des acteurs concernés et notamment la Secrétaire d’Etat Mme Fioraso, le Professeur Hautcoeur, l’AFSE et l’AFEP autour d’un projet commun pour 2014 :

 1 – Diffuser largement et mettre en oeuvre le modèle de la Licence PEPS-Économie

 2 – Prendre les mesures indispensables à une réforme de l’enseignement de l’économie, notamment la remise à plat du référentiel de compétences

3 – Mettre en place dès la rentrée un comité de suivi au rapport Hautcœur dans le cadre des accréditations des formations 2015-2016

Le détail de ces propositions est disponible dans le document joint intitulé “Vers un enseignement pluraliste de l’économie. Analyse du rapport Hautcoeur et propositions concrètes pour une action immédiate”.

Manifeste international signé par 44 associations de dix-neuf pays

Le collectif PEPS-économie, membre fondateur du mouvement « International Student Initiative for Pluralism in Economics » (ISPE), a contribué à l’élaboration et à la diffusion d’un manifeste qui paraît aujourd’hui dans la presse internationale (Le Monde, Le Guardian,  Süddeutsche Zeitung etc.). Nous invitons l’ensemble de la communauté universitaire, et au delà, à en prendre connaissance et à nous rejoindre pour engager dès à présent une refonte de l’enseignement de l’économie en France.


Pour un enseignement pluraliste de l’économie : l’appel mondial des étudiants

L’économie mondiale n’est pas seule à être en crise; l’enseignement de l’économie l’est aussi, et les conséquences de cette crise vont bien au-delà de l’université. Ce qui est enseigné aujourd’hui façonne la pensée des décideurs de demain et influence ainsi les sociétés dans lesquelles nous vivons. Nous, 44 associations et collectifs étudiants de 19 pays, croyons qu’il est grand temps de renouveler l’enseignement de l’économie. Nous sommes particulièrement préoccupés par l’étroitesse croissante des cursus. Ce manque de diversité intellectuelle ne limite pas seulement l’enseignement et la recherche, il limite notre capacité à penser les enjeux nombreux et divers du 21e siècle – de l’instabilité financière à la sécurité alimentaire en passant par le réchauffement climatique. Le monde réel doit réinvestir les salles de classe, de même que le débat et le pluralisme des théories et des méthodes. Cela est nécessaire pour renouveler la discipline et cela permettra de créer l’espace de discussion d’où pourront émerger les réponses aux défis des sociétés contemporaines.

Unis par-delà les frontières, nous appelons à un changement de cap. Nous ne prétendons pas apporter de solution parfaite, mais ne doutons pas que les étudiants en économie profiteront d’un accès à des perspectives et idées multiples. Le pluralisme n’aide pas seulement à dynamiser la discipline, la recherche et l’enseignement ; il porte la promesse d’une discipline économique utile à la société. Trois formes de pluralisme doivent être au centre des cursus d’économie: pluralisme des théories, des méthodes et des disciplines.

Le pluralisme théorique met l’accent sur la diversification des écoles de pensée enseignées dans les cursus. Il ne s’agit pas de rejeter une tradition établie ni de choisir un camp. Il s’agit d’encourager les débats fertiles et la confrontation critique des idées. Là où les autres disciplines embrassent la diversité et enseignent différentes théories même lorsque celles-ci sont incompatibles entre elles, l’économie est trop souvent présentée comme un corpus de savoirs unifiés. Bien sûr, la tradition dominante a sa propre diversité. Néanmoins, il ne s’agit que d’une seule façon de pratiquer l’économie et donc d’analyser le monde, ce qui serait inconcevable dans d’autres disciplines : personne ne prendrait au sérieux un cursus de psychologie qui n’enseignerait que la tradition freudienne ou un cursus de science politique se focalisant uniquement sur le socialisme. Un cursus d’économie complet devrait favoriser la structuration intellectuelle des étudiants dans une variété de cadres théoriques, des approches néoclassiques largement enseignées aux écoles classique, post-Keynésienne, institutionnaliste, écologique, féministe, marxiste et autrichienne – entre autres – toutes largement exclues. La majorité des étudiants en économie obtiennent leur diplôme sans s’être confronté à cette diversité intellectuelle.

Aussi, il est essentiel que les cursus incluent des cours obligatoires fournissant une contextualisation et un regard réflexif sur la discipline économique et ses méthodes. Ces cours incluent particulièrement la philosophie et l’épistémologie économiques, soit l’analyse de la construction des savoirs. En outre, parce que les théories économiques d’hier et d’aujourd’hui ne peuvent jamais se comprendre indépendamment de leur contexte historique d’élaboration, les étudiants devraient être systématiquement exposés à l’histoire de la pensée, aux textes fondamentaux ainsi qu’à l’histoire des faits économiques. Actuellement, de tels cours sont inexistants, ou relégués aux marges des cursus [comme le montre pour la France une étude approfondie réalisée par le collectif étudiant PEPS-Économie, voir le voir Le Monde du 17 avril 2013 ou https://pepseco.files.wordpress.com/2013/04/prc3a9sentation-matin-peps.pdf].

Le pluralisme méthodologique élargit les outils à la disposition de l’économiste. Il est évident que mathématiques et statistiques sont indispensables à la discipline. Néanmoins, les étudiants apprennent trop souvent à maîtriser ces techniques sans apprendre pourquoi et comment ils devraient les utiliser, sans discuter le choix des hypothèses d’un modèle ni l’applicabilité des résultats obtenus. Plus encore, des pans entiers de la réalité économique ne peuvent être appréhendés par l’utilisation exclusive de méthodes quantitatives : une analyse économique approfondie devra aussi s’approprier les méthodes des autres sciences sociales. Par exemple, la compréhension des institutions et des cultures serait largement améliorée si l’analyse qualitative jouissait du même statut que l’analyse quantitative en économie. La majorité des étudiants en économie obtiennent leur diplôme sans avoir été formés aux méthodes qualitatives.

Enfin, l’enseignement de l’économie doit inclure une perspective pluridisciplinaire et permettre aux étudiants de s’enrichir des apports des autres sciences humaines et sociales. L’économie est, en effet, une science sociale: les phénomènes économiques complexes ne peuvent se concevoir pertinemment s’ils sont présentés dans un vide sociologique, politique et historique. Pour discuter avec acuité des politiques économiques, les étudiants doivent comprendre l’impact social et les implications morales des décisions économiques.

Bien que les modalités du renouvellement de l’enseignement de l’économie soient fonction des réalités locales et nationales, certaines mesures favoriseraient la mise en œuvre concrète du pluralisme:

  • L’octroi de postes aux enseignants et chercheurs susceptibles d’apporter une diversité théorique et méthodologique dans les cursus
  • L’élaboration de supports pédagogiques tels qu’un manuel d’économie pluraliste
  • L’institutionnalisation de coopération entre unités de formation et de recherche de différentes sciences sociales et la création d’unités interdisciplinaires mélangeant l’économie et ses disciplines sœurs.

Le changement sera difficile, il l’est toujours. En réalité, il est  déjà en marche. Partout dans le monde, nous, étudiants, avons commencé à le mettre en œuvre pas à pas. Nous organisons des séminaires, des ateliers, des conférences ; nous analysons les cursus actuels et proposons des alternatives concrètes ; nous nous administrons à nous-mêmes et à d’autres les cours nouveaux que nous souhaitons voir apparaître dans les curricula officiels. Nous avons créé des groupes dans des universités du monde entier et construit des réseaux nationaux et internationaux, tels que l’Initiative Etudiante Internationale pour l’Economie Pluraliste.

Le changement viendra d’origines multiples. Nous appelons les étudiants, les économistes confirmés, les non-économistes, à nous rejoindre pour créer la masse critique nécessaire. Le site de l’Initiative Etudiante Internationale pour l’Economie Pluraliste permet de se renseigner et de nous contacter. Le pluralisme en économie est une condition nécessaire à un débat public honnête et ouvert. Le pluralisme en économie est une condition de la démocratie.