Our first paper in English is out !

Among the areas left largely unscathed by the 2008 financial crisis and subsequent never-­‐ending recession, the teaching of economics ranks high. In spite of recurrent criticisms and concerns (the 1992 petition in the American Economic Review,  the Post-­autistic movement starting at the Ecole Normale Supérieure in Paris, the Harvard walk-out in 2011 and last year the global open letter of the International Student Initiative for Pluralism in Economics http://www.isipe.net/open-letter/ ) undergraduate curricula is still largely dominated by strictly technical approaches, with little effort to make contemporary economic issues accessible to economics students. Surprisingly, the crisis has not caused any changes to the teaching of economics, even though it called into question some of the core results of the dominant approach.

In an article originally published in the journal L’Économie politique in April 2013 and whose English version is now available under the title ‘The case for pluralism: what French undergraduate economics teaching is all about and how it can be improved’, we dedicated ourselves to two interconnected tasks: First, we documented the urgent need for more pluralism by taking a close look at today’s economics curricula in all French universities (50 universities total); and second, we designed a curriculum committed to a strong conception of pluralism.

Although this survey is limited to France given the high degree of similarity in economics curricula from one country to another, we hope that it will inspire supporters of pluralism in economics education. Our work was undertaken with very modest means- mostly the good will of PEPS members using their own computers on their own time. We did not require any funding and thus feel such a study could be replicated in other countries. We hope that now that the survey is out in English, it will inspire others to carry out similar studies and helps energize the fight for pluralism.

1) a very short version drafted as a conference paper for the Institute for New Economic Thinking Conference at the OECD : « From Terrible to Terrific Undergraduate Curricula » 

2) the long version publishedThe Members of the PEPS-Economie Students’ Association (2014) ‘The case for pluralism: what French undergraduate economics teaching is all about and how it can be improved’, Int. J. Pluralism and Economics Education, Vol. 5, No. 4, pp.385–400.

Abstract: This two-pronged paper offers an evidence-based assessment of the worrying lack of pluralism in French undergraduate economics curricula, and subsequently suggests some solutions. Focusing on the titles of the economic courses given in all French universities, and taking a straightforward and tractable empirical approach, we first show that French undergraduate curricula do little to develop a critical understanding of both real world economic phenomena and economics as a (fallible) scientific discipline. We then suggest an alternative curriculum designed to satisfy the demanding three-fold conception of pluralism that we advocate (i.e., interdisciplinary, methodological and theoretical pluralism). This alternative curriculum is not so much based around techniques (as most curricula are today) as topics, questions and problems. Theories and tools are thus presented only inasmuch as they contribute to our understanding of such issues.

Keywords: economics education; economic theory; economics methodology; interdisciplinarity; pluralism.

PEPS @ INET – OECD (April 2015)

We were invited by the Institute for New Economic Thinking and its youth branch the Young Scholars Initiative to present our work at their 2015 annual conference in Paris, at the OECD. This was a very intense conference, since we had 3 scheduled presentations!

peps ysi panel

On Thursday, we had the opportunity to organize a workshop and invite Dr. Sara Gorgoni (University of Greenwich ) and Dr. Alexander Teytelboym (INET & University of Oxford) to discuss how pluralistic curricula and textbooks should look like.

peps inet panel

On Saturday morning, we were conference speakers at the panel « Curriculum Reform for Activists » along a representative of Rethinking Economics and a journalist of the Financial Times to present a short version of our paper, originally published in L‘Economie politique and translated in English for The International Journal of Pluralism and Economics Education and published under the tittle « The case for pluralism: what French undergraduate economics teaching is all about and how it can be improved”.

peps ysi plenary

On Saturday afternoon, for the last session, we spoke at the plenary after Lord Robert Skidelsky closing remarks.

Although, the « Teaching Economics » panel session with Marc Lavoie, Wendy Carlin, Lord Robert Skidelsky unfortunately partly overlapped with our main panel on Saturday morning, these distinguished professors all took the time to come and listen to our presentations, and Professor Lavoie even quoted us at his panel!

Section « Institutions, économie, territoire et société » : une perspective intéressante pour le pluralisme dans l’enseignement de l’économie

Communiqué de PEPS-Economie sur la nouvelle section

Disponible en version PDF (qui contient des notes de bas de page supplémentaires)

L’information selon laquelle serait créée une nouvelle section CNU intitulée « Institutions, économie, territoire et société » (ou section 78) et la tournure prise par le débat, notamment dans les médias , nous conduisent à prendre position en tant que collectif d’étudiants en faveur du pluralisme dans l’enseignement de l’économie.

L’enseignement des sciences économiques ne saurait nous satisfaire car il ne laisse, en l’état actuel, quasiment pas de place aux trois pluralismes (théorique, réflexif et disciplinaire) que nous défendons. Nous l’avons largement démontré avec le collectif PEPS-Economie en France et dans le monde avec l’International Student Initative for Pluralism in Economics (ISIPE) . La configuration institutionnelle de l’enseignement de l’économie n’a pas montré jusqu’à présent d’évolution dans le sens du pluralisme, malgré nos nombreux appels et contributions au débat .

Plusieurs rapports, en 1999 , 2001  et 2014 , ont souligné avec raison les nombreux défauts de l’enseignement des sciences économiques dans le supérieur, au premier rang desquels le manque de pluralisme(s). Tous concluaient à la nécessité de faire évoluer cet enseignement. Pourtant, depuis quinze ans, force est de constater que rien n’a fondamentalement changé, comme le reconnait lui-même Alain Ayong Le Kama, le président de la section 05 « Sciences économiques » , à qui nous renouvelons notre appel afin de travailler en commun dans le but de développer le pluralisme dans les enseignements d’économie.

Dans ces conditions, PEPS salue l’intention du ministère de créer la section « Institutions, économie, territoire et société », qui pourrait permettre des avancées concrètes en faveur du pluralisme dans l’enseignement de l’économie.

Nous espérons vivement que l’existence de cette nouvelle section contribuera à l’expression d’une plus grande diversité de courants théoriques, ce qui sera, pour les étudiants, source d’ouverture d’esprit et de stimulation intellectuelle. Plus encore, le nom de la nouvelle section lui-même démontre une volonté de s’ouvrir à d’autres disciplines, notamment les autres sciences sociales. Enfin, au-delà des approches théoriques et disciplinaires, nous attendons de cette nouvelle section qu’elle puisse favoriser la diversité des méthodes enseignées aux étudiants en économie (histoire de la pensée économique, histoire des faits économiques et sociaux, épistémologie…).

En  faisant une plus grande place au débat et à la diversité des approches théoriques, disciplinaires et conceptuelles, la création d’une nouvelle section CNU intitulée  « Institutions, économie, territoire et société » nous semble de nature à favoriser le pluralisme. Nous veillerons à ce que les possibilités ainsi ouvertes se concrétisent rapidement dans les enseignements.

Journée de formation et de débats autour de l’enseignement de l’économie le samedi 4 octobre 2014

De notre premier appel écrit en 2011 dans Alternatives Economiques jusqu’à la lettre ouverte signée par près d’une centaine de groupes étudiants issus de dizaines de pays différents et publiée dans de nombreux journaux sur la planète en mai 2014 (dont Le Monde en France), PEPS-Economie (Pour un Enseignement Pluraliste dans le Supérieur en Economie) se bat depuis des années pour rendre pluraliste l’enseignement de l’économie.

Le samedi 4 octobre 2014, nous organisons une journée de formations et de débat autour de l’enseignement de l’économie dans le supérieur. Elle ouverte à toutes et à tous, est gratuite et sans inscription. La journée sera suivie d’un dîner.

Le programme est le suivant :

 

9h-10h  Présentations des participants
10h-10h30 Pause-café
10h30-12h30 ‚ Le collectif PEPS d’hier à aujourd’hui
12h30-13h30 Déjeuner
13h30-15h ƒ Le système universitaire français
15h-15h30 Pause-café
15h30-16h30 „ L’internationalisation du mouvement et l’International Student Initiative for Pluralism in Economics
16h45-19h … Quelles actions à venir pour PEPS ?
19h-21h Dîner

La formation se déroulera au Pavillon des Jardins de l’ENS Cachan (61 Avenue du Président Wilson, 94230 Cachan). Station Bagneux du RER B (à 15 min de Châtelet).

Réaction aux propos de M. Pierre-Cyrille Hautcoeur dans Médiapart le 11 juin 2014

Le collectif PEPS-Économie tient à faire part de sa stupeur en réaction à l’entretien accordé mercredi 11 juin 2014 par Monsieur Hautcoeur au journal Médiapart. Cet entretien confirme nos craintes quant au sort réservé au pluralisme théorique dans le rapport remis le 5 juin par Monsieur Hautcoeur au Ministère de l’Enseignement Supérieur, et qui, au détour d’une phrase, semblait à notre grande inquiétude consacrer le règne sans partage du paradigme néo-classique sur la discipline économique.

Nous demandons à ce que Monsieur Hautcoeur s’exprime clairement à ce sujet, et qu’il explique ainsi ce qu’il entend lorsqu’il en appelle à un enseignement équilibré des différentes approches théoriques que compte aujourd’hui l’économie. L’alternative est simple. Prend-il position en faveur d’un enseignement qui accorderait toute sa place certes au paradigme néo-classique, mais également à l’école autrichienne, aux néo-marxistes, aux régulationnistes, aux conventionnalistes, aux post-keynésiens (à ne pas confondre avec les nouveaux keynésiens), etc. ? En ce cas, nous ne pourrions que nous réjouir qu’un rapport de son envergure vienne enfin contester le quasi-monopole dont jouit le paradigme néo-classique aujourd’hui. Et nous attendrions que ses auteurs précisent les mesures concrètes qu’ils aimeraient voir mises en pratique afin que ce pluralisme théorique ne reste pas un vain mot.

Monsieur Hautcoeur ne considère-t-il, au contraire, que les seules approches théoriques qui méritent d’être enseignées sont celles qui, au-delà de leur apparente variété, partagent avec la théorie néo-classique,un nombre suffisamment grand d’hypothèses fondamentales ? Si tel était le cas, nous serions contraints de vivement critiquer le rapport. Rappelons que PEPS-Économie défend, depuis sa création, un enseignement pluraliste de l’économie, et qu’à ce titre, notre collectif exige que les théories alternatives au paradigme installé soient dûment enseignées.

Pour aller au devant de critiques faciles, PEPS-Économie n’est pas « contre » la théorie néo-classique. Au contraire, nous réclamons qu’une telle théorie prenne, dans l’enseignement, la place qui lui revient de droit aux côtés des autres écoles de pensée. C’est seulement de cette manière que l’on cessera d’appauvrir l’enseignement reçu par les étudiants en économie aujourd’hui, et que l’on parviendra à exercer leur esprit critique et leur discernement, tous deux essentiels à la formation d’une authentique culture citoyenne.

 

Réaction du Collectif PEPS-Économie au rapport Hautcoeur

Communiqué de presse

Rapport Hautcoeur : le Collectif PEPS-Économie demande une mise en place des recommandations dès la rentrée 2014, et fait des propositions pour aller plus loin.

 Pierre-Cyrille Hautcoeur, président de l’EHESS, a remis jeudi 5 juin 2014 à Mme Fioraso son rapport sur “L’avenir des Sciences Economiques à l’Universités en France”. Le Collectif PEPS-Économie (Pour un Enseignement Pluraliste dans le Supérieur en Économie), qui défend depuis 2010 une transformation de l’enseignement de l’économie pour plus de pluralisme, se félicite, globalement, des propositions relatives à l’enseignement de l’économie que formule le rapport.

 La commission a pris en compte les critiques de l’enseignement de l’économie portées par le collectif PEPS-Economie en France, ainsi que par l’International Student Initiative for Pluralism in Economics, dont le Collectif PEPS est à l’origine. Cependant, le Collectif PEPS restera extrêmement vigilant quant à l’application des mesures proposées.

 Dans ce but, et en réponse au rapport, le Collectif PEPS formule des propositions concrètes, qui devront mobiliser l’ensemble des acteurs concernés et notamment la Secrétaire d’Etat Mme Fioraso, le Professeur Hautcoeur, l’AFSE et l’AFEP autour d’un projet commun pour 2014 :

 1 – Diffuser largement et mettre en oeuvre le modèle de la Licence PEPS-Économie

 2 – Prendre les mesures indispensables à une réforme de l’enseignement de l’économie, notamment la remise à plat du référentiel de compétences

 3 – Mettre en place dès la rentrée un comité de suivi au rapport Hautcœur dans le cadre des accréditations des formations 2015-2016

 Le détail de ces propositions est disponible dans le document joint intitulé “Vers un enseignement pluraliste de l’économie. Analyse du rapport Hautcoeur et propositions concrètes pour une action immédiate”.

Contacts Presse : pepseconomie@gmail.com

Manifeste international signé par 44 associations de dix-neuf pays

Le collectif PEPS-économie, membre fondateur du mouvement « International Student Initiative for Pluralism in Economics » (ISPE), a contribué à l’élaboration et à la diffusion d’un manifeste qui paraît aujourd’hui dans la presse internationale (Le Monde, Le Guardian,  Süddeutsche Zeitung etc.). Nous invitons l’ensemble de la communauté universitaire, et au delà, à en prendre connaissance et à nous rejoindre pour engager dès à présent une refonte de l’enseignement de l’économie en France.


Pour un enseignement pluraliste de l’économie : l’appel mondial des étudiants

L’économie mondiale n’est pas seule à être en crise; l’enseignement de l’économie l’est aussi, et les conséquences de cette crise vont bien au-delà de l’université. Ce qui est enseigné aujourd’hui façonne la pensée des décideurs de demain et influence ainsi les sociétés dans lesquelles nous vivons. Nous, 44 associations et collectifs étudiants de 19 pays, croyons qu’il est grand temps de renouveler l’enseignement de l’économie. Nous sommes particulièrement préoccupés par l’étroitesse croissante des cursus. Ce manque de diversité intellectuelle ne limite pas seulement l’enseignement et la recherche, il limite notre capacité à penser les enjeux nombreux et divers du 21e siècle – de l’instabilité financière à la sécurité alimentaire en passant par le réchauffement climatique. Le monde réel doit réinvestir les salles de classe, de même que le débat et le pluralisme des théories et des méthodes. Cela est nécessaire pour renouveler la discipline et cela permettra de créer l’espace de discussion d’où pourront émerger les réponses aux défis des sociétés contemporaines.

Unis par-delà les frontières, nous appelons à un changement de cap. Nous ne prétendons pas apporter de solution parfaite, mais ne doutons pas que les étudiants en économie profiteront d’un accès à des perspectives et idées multiples. Le pluralisme n’aide pas seulement à dynamiser la discipline, la recherche et l’enseignement ; il porte la promesse d’une discipline économique utile à la société. Trois formes de pluralisme doivent être au centre des cursus d’économie: pluralisme des théories, des méthodes et des disciplines.

Le pluralisme théorique met l’accent sur la diversification des écoles de pensée enseignées dans les cursus. Il ne s’agit pas de rejeter une tradition établie ni de choisir un camp. Il s’agit d’encourager les débats fertiles et la confrontation critique des idées. Là où les autres disciplines embrassent la diversité et enseignent différentes théories même lorsque celles-ci sont incompatibles entre elles, l’économie est trop souvent présentée comme un corpus de savoirs unifiés. Bien sûr, la tradition dominante a sa propre diversité. Néanmoins, il ne s’agit que d’une seule façon de pratiquer l’économie et donc d’analyser le monde, ce qui serait inconcevable dans d’autres disciplines : personne ne prendrait au sérieux un cursus de psychologie qui n’enseignerait que la tradition freudienne ou un cursus de science politique se focalisant uniquement sur le socialisme. Un cursus d’économie complet devrait favoriser la structuration intellectuelle des étudiants dans une variété de cadres théoriques, des approches néoclassiques largement enseignées aux écoles classique, post-Keynésienne, institutionnaliste, écologique, féministe, marxiste et autrichienne – entre autres – toutes largement exclues. La majorité des étudiants en économie obtiennent leur diplôme sans s’être confronté à cette diversité intellectuelle.

Aussi, il est essentiel que les cursus incluent des cours obligatoires fournissant une contextualisation et un regard réflexif sur la discipline économique et ses méthodes. Ces cours incluent particulièrement la philosophie et l’épistémologie économiques, soit l’analyse de la construction des savoirs. En outre, parce que les théories économiques d’hier et d’aujourd’hui ne peuvent jamais se comprendre indépendamment de leur contexte historique d’élaboration, les étudiants devraient être systématiquement exposés à l’histoire de la pensée, aux textes fondamentaux ainsi qu’à l’histoire des faits économiques. Actuellement, de tels cours sont inexistants, ou relégués aux marges des cursus [comme le montre pour la France une étude approfondie réalisée par le collectif étudiant PEPS-Économie, voir le voir Le Monde du 17 avril 2013 ou https://pepseco.files.wordpress.com/2013/04/prc3a9sentation-matin-peps.pdf].

Le pluralisme méthodologique élargit les outils à la disposition de l’économiste. Il est évident que mathématiques et statistiques sont indispensables à la discipline. Néanmoins, les étudiants apprennent trop souvent à maîtriser ces techniques sans apprendre pourquoi et comment ils devraient les utiliser, sans discuter le choix des hypothèses d’un modèle ni l’applicabilité des résultats obtenus. Plus encore, des pans entiers de la réalité économique ne peuvent être appréhendés par l’utilisation exclusive de méthodes quantitatives : une analyse économique approfondie devra aussi s’approprier les méthodes des autres sciences sociales. Par exemple, la compréhension des institutions et des cultures serait largement améliorée si l’analyse qualitative jouissait du même statut que l’analyse quantitative en économie. La majorité des étudiants en économie obtiennent leur diplôme sans avoir été formés aux méthodes qualitatives.

Enfin, l’enseignement de l’économie doit inclure une perspective pluridisciplinaire et permettre aux étudiants de s’enrichir des apports des autres sciences humaines et sociales. L’économie est, en effet, une science sociale: les phénomènes économiques complexes ne peuvent se concevoir pertinemment s’ils sont présentés dans un vide sociologique, politique et historique. Pour discuter avec acuité des politiques économiques, les étudiants doivent comprendre l’impact social et les implications morales des décisions économiques.

Bien que les modalités du renouvellement de l’enseignement de l’économie soient fonction des réalités locales et nationales, certaines mesures favoriseraient la mise en œuvre concrète du pluralisme:

  • L’octroi de postes aux enseignants et chercheurs susceptibles d’apporter une diversité théorique et méthodologique dans les cursus
  • L’élaboration de supports pédagogiques tels qu’un manuel d’économie pluraliste
  • L’institutionnalisation de coopération entre unités de formation et de recherche de différentes sciences sociales et la création d’unités interdisciplinaires mélangeant l’économie et ses disciplines sœurs.

Le changement sera difficile, il l’est toujours. En réalité, il est  déjà en marche. Partout dans le monde, nous, étudiants, avons commencé à le mettre en œuvre pas à pas. Nous organisons des séminaires, des ateliers, des conférences ; nous analysons les cursus actuels et proposons des alternatives concrètes ; nous nous administrons à nous-mêmes et à d’autres les cours nouveaux que nous souhaitons voir apparaître dans les curricula officiels. Nous avons créé des groupes dans des universités du monde entier et construit des réseaux nationaux et internationaux, tels que l’Initiative Etudiante Internationale pour l’Economie Pluraliste.

Le changement viendra d’origines multiples. Nous appelons les étudiants, les économistes confirmés, les non-économistes, à nous rejoindre pour créer la masse critique nécessaire. Le site de l’Initiative Etudiante Internationale pour l’Economie Pluraliste permet de se renseigner et de nous contacter. Le pluralisme en économie est une condition nécessaire à un débat public honnête et ouvert. Le pluralisme en économie est une condition de la démocratie.